Plages de sable blanc, cocotiers et bikinis, restos, fruits de mer,du bar high-tech à la cabane rouge-jaune-verte, boîtes de nuit, tatouages et massages, clubs de plongée et d’escalade, l’hôtel de luxe ou paillote les pieds dans l’eau…c’est Koh Phi Phi!
FUYONS, vite!
La plage qui s’étend entre les deux îles de Koh Phi Phi est certainement la plus belle. D’un côté Ton Sai Bay et de l’autre Loh Dalum Bay et une langue de sable d’un blanc éblouissant. Mais les touristes amassés sur le rivage et l’animation effrénée du port ne sont pas vraiment ce à quoi nous aspirions pour nos quelques jours de vacances…
Premier objectif, donc, fuir ! Fuir loin de cette foule, de l’autre côté de l’île par les sentiers tracés dans la forêt. Rejoindre Runtee Bay, puis Ao Poh Bay où nous retrouvons le calme et passons deux paisibles journées. Nous avons abandonné toute idée d’aller plonger en bouteille dans les petites îles alentours: trop de bateaux, trop de touristes, trop… On se contente des palmes et des masques ! Oh, surprise! La barrière de corail la plus préservée de Koh Phi Phi n’est qu’à quelques dizaines de mètres de la plage de Runtee ! Poissons clown, poissons trompette, étoiles de mer, concombres, éponges…Nous flottons dans ces bancs de poissons qui effleurent notre peau. Eh ! Qui me pince les fesses-là ? Personne autour, Ian est au fond… Un poissons? Ce ballet de couleurs s’étale sur plusieurs kilomètres. On en prend plein les yeux (bon, d’accord, Nour, je te l’accorde, tes photos de plongée sur la grande barrière australienne en jettent encore plus, j’attends de voir de mes propres yeux) !
Retour au bercail après quatre belles journées de baignade. On retrouve les pistes boueuses et les campagnes verdoyantes, les rizières qui poussent et les flamboyants en fleurs, Battambang et sa douce chaleur. La rivière Sanker lèche désormais les berges aménagées de la ville, signe que la saison des pluies s’installe. Nous ne sommes pas spécialement pressés que les pluies battantes se fassent quotidiennes et transforment les pistes et les rues en patinoires boueuses car elles rendent nos déplacements en deux roues périlleuses.
Première glissade artistique ce week-end dans le Banteay Meanchey alors que nous rentrions de la visite des bassins de l’ONG CIDO ! En douceur (bien sûr) et donc sans mal, mais nous avions la tête bien proche du lac à l’arrivée ! La moto a redémarré au quart de tour, malgré sa jeunesse très relative. OUF!
A Battambang nous reprenons nos activités. Ian est dans la rédaction d’un projet pour rendre l’eau de nos bassins utilisable. Pour moi c’est l’heure de retourner dans les villages pour procéder aux évaluations des enfants retenus après enquête sociale. Les candidatures aux postes d’enseignant et de responsable d’internat commencent également à arriver. Nous espérons avoir notre équipe pour la fin juin!
En attendant, les travaux de l’école progressent. Les fondations devraient être terminées dans le week-end. Tous les soirs, les jeunes comblent les fondations. Nous avons mis la main à la pâte hier! C’est un vrai plaisir de bosser avec eux dans la bonne humeur et les rires. On déplace les tas de terre au sac de riz! Autant vous dire qu’à ce rythme là, nous ne sommes pas au bout de nos peines! Demain, on fait le tour des copains expat’ du quartier pour trouver pelles et brouettes…
Thaïlande
•mai 31, 2008 • Laisser un commentaireToujours là
•mai 10, 2008 • Laisser un commentairePas de cyclone par chez nous! Les humanitaires sont dans les starting blocks et réunis à Phnom Penh en attendant le feu vert de la junte Birmane…mais les premières équipes ont été refoulées à la frontière. Le régime birman préfère sans doute voir son peuple creuver que de laisser entrer l’aide internationale. C’est plus sûre!
Le Cambodge est un peu plus calme. Nous accueillons les premières pluies. Inondant rizières et rues qui rendent parfois les déplacements difficiles, mais apportent aussi une fraîcheur fort appréciée!
Pour ceux qui manqueraient de vitamines A, programmez donc une petite virée par chez nous!
La mer est malheureusement un peu loin et la rivière pas vraiment attrayante en cette saison, mais le soleil et la chaleur garantis!
Dès qu’on a quelques jours on fonce vers la côte, profiter de la brise et de l’eau. Pour le nouvel an khmer nous avons passé quelques jours de farniente sur la petite île paradisiaque des lapins (pas vu …) et nous nous apprêtons à repartir une semaine sur la côte Thaïlandaise. Le Cambodge concurrence bien la France en jours fériés…
Côté boulot, le rythme est bien ralenti depuis le départ de Peter et Jean-Louis. Les projets avancent mais nous ne galopons plus autant et ça ne progresse pas toujours aussi vite que prévu! Tous les membres d’AFS n’y travaillent pas forcément à plein temps (loin de là, même)…alors on attend parfois les réponses de la France plus longtemps que nous nous l’imaginions.
Enfin, la mise en place de l’école (même si ça ne se fait pas vraiment à mon idée) et l’analyse des projets qui pourraient être mis en place avec les familles parrainées sont des expériences originales! Nous en découvrons un peu plus chaque jour et sommes parfois sciés par les résultats que nous obtenons, mais on essaie de progresser au mieux malgré les obstacles techniques et moraux que nous rencontrons.
La semaine prochaine sera calme de ce côté là, on part pour une semaine goûter aux plages thaïlandaise. Baignade, plongée, grimpe?! Pourquoi s’en priver…
ANNONCE!
•avril 18, 2008 • 4 commentairesNous recherchons une petit bout de verdure (à acheter ou à louer), à Nantes ou dans ses proches environs, pour poser notre habitation de nomades (la yourte) à notre retour du Cambodge. Si vous avez une idée, merci de nous la soumettre…
CAMBODGE-Battambang
•mars 22, 2008 • Laisser un commentaireVoilà trois mois que nous étions rentrés du continent sud-américain et que nous profitions de la chaleur des amis et de la famille. Nous avions retrouvé les arbres dénudés et la fraîcheur du vent, le feu et la soupe, le vin et le pain, le fromage et le CHOCOLAT! Nous étions bien.
Mais l’envie de repartir nous chatouillait… Le Pérou (suite au tremblement de terre), le Mozambique (et ses inondations)… les missions ne manquaient pas mais nos conditions de départ ne correspondaient pas toujours. Les grandes ONG ne souhaitaient pas prendre la responsabilité d’un départ en couple pour les missions proposées à Ian, alors nous sommes repartis avec une association bien plus modeste mais néanmoins efficace et entrprenante.
L’Association Française de Solidarité oeuvre au Cambodge depuis 1980.
Pour libérer le Cambodge du régime de terreur des Khmers rouges dirigé par Pol Pot, les vietnamiens avaient envahi le Cambodge en janvier 1979 et oublièrent tout simplement de repartir. L’occupation entraîna la fuite massive des cambodgiens vers la Thaïlande, donnant naissance aux camps de réfugiés à la frontière Thaïlandaise. C’est au camp de Sokh-Sann, où se réfugiaient près de 10000 cambodgiens, que l’AFS fit partir sa première équipe médicale.
Lorsque les populations déplacées rentrèrent au pays ils trouvèrent un pays dévasté par la guerre civile: un pays ruiné, désorganisé, miné. La misère règnait: à la campagne pas de terre pour les paysans et à la ville pas de travail.
L’AFS recontruisit à Battambang (province dans laquelle nombre de réfugiés de Sokh-Sann vinrent s’installer) une équipe khmère pour coordonner les actions de l’association auprès des anciens réfugiés:
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Parrainage des familles les plus démunies par des familles françaises
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Prêts individuels, pour de petits projets de développement
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Bourses d’études
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Maisons d’accueil (collégiens, lycéens et étudiants)
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Constructions d’écoles, de puits et bassins dans les villages reculés
L’action de l’AFS perdure et ce toujours dans le souci du développement et non de l’assistanat: offrir aux familles les plus démunies les moyens de réaliser leurs projets et aux jeunes les conditions nécessaires à la poursuite de leurs études.
Nous sommes venus renforcer l’équipe khmère pour mettre en place le projet d’école AFS qui offrira aux jeunes des campagnes la possibilité de rattraper le niveau requis pour l’entrée au collège et pour étudier les possibilités d’aide au développement dans les villages de la région.
Voilà deux semaines que nous y sommes, à courir à droite à gauche pour découvrir les actions mises en place par AFS et les autres ONG locales, à solliciter conseils et précisions avant de lancer nos projets. Le rythme est soutenu, les journées chargées, mais cela fait du bien après les mois oisifs que nous venons de passer.
Nous rentrons tout juste d’une virée à Phnom Penh où nous avons rencontré quelques ONG. L’action menée par PSE (Pour un Sourire d’Enfant) reste la plus spectaculaire et aussi sans doute la plus proche de l’action d’AFS. Les rencontres avec l’équipe du centre et leurs conseils nous seront précieux dans l’entreprise de nos démarches à Battambang.
Nous y avons aussi goûté à la chaleur étouffante des rues polluées par les nombreuses motos et voitures 4×4 climatisées, à la circulation acrobatique, aux superbes marchés aux fruits, légumes, tissus, vanneries et autres produits, aux touk-touks tous plus soignés les uns que les autres, à la musique locale transmise partout par de bons hauts-parleurs chinois et aux massages! Un mélange de délicatesse et d’anarchie où il fait bon louvoyer.
A Battambang tout est plus calme. L’air circule mieux et nos poumons respirent (sans doute beaucoup de terre aussi). La chaleur est donc plus supportable, bien que torride en cette fin de saison sèche.
Nous avons fait notre nid dans le centre d’accueil des lycéens d’AFS. Les lycéens sont intrigués et curieux. On nous chouchoute. Une jeune vient de m’apporter une tasse d’eau de coco…Mmmm! Une arraignée se promène sur la cloison, un lézard file et les moustiques se régalent de mon sang. Dehors, ça discute, ça rigole, mais ça bosse dur. Le terrain sur lequel l’école va être construite est défriché et les fondations en cours de démarcation. Tout ça en quelques heures seulement. Ca ne chôme pas! Oeurn (responsable de centre) contrôle rigoureusement tout ça et ne manque pas d’humour, je crois, car les ouvriers ont l’air de s’amuser de ces paroles. Je ne comprends encore pas grand chose…On s’y met mais en deux semaines on est loin d’être brillant! Le khmer est bien éloigné de nos repères linguistiques et exigera certainement beaucoup de rigueur de notre part dans l’apprentissage de la langue. La méthode est achetée (merci tonton Albert pour tes conseils) et j’ai pris mon premier cours hier soir (étude du bouquin et application auprès des lycéens au cours du repas). Ca marche pas si mal!
Buenos Aires
•décembre 24, 2007 • Laisser un commentairePetit détour par la ville chilienne la plus au sud, Punta Arenas, avant de nous lancer à nouveau sur les routes le pouce en l’air. Il faut encore braver le vent violent de la côte Est pendant quelques jours avant de regagner la capitale argentine.
A Buenos Aires nous retrouvons Amandine (avec qui nous avions partagé quelques belles journées de navigation sur le voilier “Esprit d’Equipe”). Elle vient de débarquer. L’Esprit d’Equipe a repris la mer sans elle vers le “bout du monde”. Petite halte dans cette ville pour essayer d’en capter les couleurs et les saveurs sur le négatif, d’y être inspirée pour ses prochains papiers. Recoleta, Palermo…nous parcourons la ville et profitons une dernière fois de son bruit, son odeur et sa saveur. Quelques pas de tango à “La Catedral”, une dernière soirée de concert dans ce lieu unique et quelques petites heures de sommeil avant de s’envoler.
Deux jours de soleil à Sao Paulo, juste le temps d’aller saluer Fulub et la famille et de regoûter rapidement aux saveurs brésiliennes avant de repartir, tongues aux pieds, vers l’hiver.
On retrouve Paname, son métro, ses arbres aux branches nues et …les chaussures, les pulls, les manteaux, les bonnets, les gants…et si seulement nous en avions! On rêve subitement d’écharpes en laine et de grosses chaussettes! Premier pas dans l’hiver. Les amis sont là, heureusement, et nous réchauffent tendrement!
Petite halte en Mayenne pour récupérer la voiture restée au chaud dans le garage des grands-parents de Ian. Puis, c’est la cavalcade pour aller partager quelques moments précieux avec ceux qui nous sont les plus chers.
Le voyage continue mais les projets des mois à venir sont encore un mystère. Ici où là, nous ne savons pas.
Patagonia
•décembre 4, 2007 • Laisser un commentaireNous aurions voulu mieux connaître les cahots de la fameuse “Ruta 40″…Mais dans le vent glacial de la Patagonie nous n’avons pas pu pousser au-delà du village de Perito Moreno. La piste étant encore trop peu fréquentée en ce début de saison estivale, nous n’avons trouvé âme qui puisse nous mener jusqu’aux glaciers, 700 km plus au sud. On s’est donc élancé en direction de la “Ruta 3″ qui longe la côte argentine avec “el Ruso”, bravant les vents violents avec force dans ce camion qui rentrait vide. La pause déjeûner entre les cinq camions de l’entreprise “Alvarez” restera mémorable à l’abri du garde-boue des roues avant de l’énorme bête du collègue “Fisura”. Les nombreux camions qui font la route vers le sud nous sont précieux. Nous parcourons la plus grande partie de la Patagonie à leur bord et sommes désormais presque experts en matière de cabines (et devons avouer avoir craqué pour les spatieuses nord-américaines des camioneurs chiliens)!
Petit détour au pied du spectaculaire glacier “Perito Moreno” d’El Calafate. ce n’était plus au programme mais nous avons rencontré un berger sympathique dans une station et (là est l’avantage de voyager en stop) avons décidé de faire un bout de piste ensemble jusqu’au village d’El Calafate. Quelques centaines de bornes au milieu des moutons et des guanacos à siroter le maté et nous étions au pied du glacier. On en a profité pour aller voir les couleurs des glaces et pour nous poser un peu avant de reprendre notre longue route vers la Terre de Feu.
Nous y sommes…
Le remorqueur Saint Christopher est bien là et se fond dans le gris de la baie. La lumière est blanche, tout est calme, rien ne bouge…Le vent violent de la côte Est n’a pas franchi la cordillère et laisse ce bout du monde dans une paix surprenante. Nous avons encore les cheveux emmêlés, de la terre nichée dans les yeux et nos gueules tannées par le vent et le soleil de cette côte ingrate. Mais, nous y sommes parvenus au “Fin del Mundo”. La cordillère se jette dans l’eau glacial du canal de Beagle, laissant place aux îles et aux glaces. Une escale merveilleuse et magique où nous arrosons nos 27 et 29 ans!
Ushuaia est aussi le bout de notre voyage argentin. Profitons-en doublement!
Argentina
•novembre 21, 2007 • 2 commentairesNous en avons avalé des kilomètres depuis Belém! Et dire que nous devions nous arrêter lézarder sur les plages d’Itaparica, y retrouver Aline (une amie capoeiriste en vadrouille), y savourer des litres de jus frais, y retrouver Andrea et les enfants…
L`histoire en a décidé autrement. Le port de Salvador était plein de bateaux sur le départ et nous n’avons su résister! Le stop marche aussi dans les ports et L’Esprit d’Equipe (seul bateau français a avoir gagné la Whitbread www.espritequipe.com) nous a pris à son bord. Les vents nous ont poussés vers le sud et, après quelques belles journées au portant à saluer les baleines, à flirter avec les poissons volant, nous avons atteint Rio de Janeiro.
Nous avons retrouvé la ville, l’agitation, le bruit. Petite halte à Sao Paulo, où nous profitons de quelques heures libres pour aller saluer Fulub et la famille avant de nous envoler pour Buenos Aires. On arrive juste à temps pour voir passer la “Marcha del Orgullo” (Gay Pride) au coeur de la ville. Nous nous faisons deux amies, d’un âge certain, qui font sensation auprès du cortège. Malgré leur âge avancé elles ne manquent pas d’énergie et s’agitent pour soutenir le défilé. Elles sont les stars de la soirée! A en juger le nombre de photos prises dans la soirée elles devaient bien faire la une d’un journal local le lendemain.
L’ambiance est toute autre ici… Plus rien à voir avec le Brasil, c’est l’Europe latine! Joli coktail. Moi, j’adore! Ian découvre. A Buenos Aires, nous aurons juste le temps d’admirer les couleurs de La Boca et de son “Caminito”, noir de monde ce dimanche. Quelques pas de tango, puis route! Nous voilà à Neuquén (au Nord de la Patagonie) où nous retrouvons ma “cousine” Eugenia et la famille. Eugenia et sa mère nous ont préparé un programme bien dense et je ne sais pas quand nous serons autorisés à reprendre la route ! Pourtant, nous avons encore quelques kilomètres à parcourir avant de rejoindre ce bout du monde : la Terre de Feu.
Belem-Guyane
•novembre 3, 2007 • 3 commentairesTrente-huit heures de bus, deux journées de bateau, douze heures de bus, une demi-heure de pirogue, une demi-journée d’attente le pouce en l’air et trois heures de voiture pour en arriver là! On retrouve une certaine humidité par ici et les températures ne baissent pas!!! Nous sommes remontés quelques kilomètres plus au nord et nous voilà maintenant en Guyane depuis quelques semaines déjà!Plus on remonte et plus c’est chaud (dans tous les sens du terme…)!
Les bords du fleuve ne sont pas toujours bien fréquentés à Belém! Nous avons été allégés de notre petit sac à dos dans une ruelle du port un dimanche après-midi. Les agressions sont monnaie courante au Brésil, nous sommes désormais baptisés! Vous aurez donc des nouvelles sans image cette fois-ci.
Après quelques jours à Cayenne nous avons survolé l’épais manteau vert amazonien pour rejoindre Maripasoula. Nous y avons trouvé Essimon (surnomé Tuli) et sa famille sur le bord du fleuve. Ils étaient venus enregistrer la naissance du petit dernier à la mairie et faire les vaccins nécessaires. Nous avons donc remonté le fleuve avec eux jusqu’à Antecume Pata où Pupoli nous attendait avec impatience (un des profs du village nous a appris qu’il était descendu nous chercher, accompagné d’Ayopan, à Maripasoula la veille et était rentré à la nuit sans nous avoir trouvés).
C’est la saison sèche. Le fleuve est bien bas et ne cesse de baisser. Les rochers affleurent et le passage de la pirogue se fait parfois difficile. Les wayanas sont méfiants. Le fleuve fait parfois de mauvaises surprises…et ne pardonne pas les moteurs défaillants! Tuli vérifie que le moteur redémarre au quart de tour avant de passer le grand saut qui a coûté la vie au dentiste du village quelques semaines auparavant. Il arrive que les moteurs calent en remontant les sauts et que les pirogues se remplissent d’eau avant de se faire emporter par la force des eaux. Olivier, le dentiste, s’est fait emporter au fond par l’esprit du fleuve! Nous atteignons néanmoins le village sans encombre. Merci Tuli!
On reconnaît bien les lieux. Les carbets de bois, la pelouse rase, le superbe tukuchipan, sans compter l’immense baignoire naturelle aux rochers lisses font du village d’Antecume l’un des plus beaux du pays indien certainement! Pupoli, Ayopan, Yoïwet, Mili, Koukou, toute la famille s’est installée à Yaw-Yaw à quelques minutes d’Antecume Pata. L’endroit est magnifique!
Nous avons passé dix jours exceptionnels avec eux. Pêche, nivrée, entretien de l’abati, apprentissage de la vannerie, tout le petit village de Yaw-Yaw semblait heureux de nous faire découvrir et partager son quotidien. Tewanaka ne manquait pas l’occasion de nous embarquer dans ses escapades et nous l’en remercions du fond du coeur! La recherche des « atipas » (sorte de poisson) et la chasse à la grenouille dans la vase resteront mémorables!!!
Nous avons quitté le village et avons retrouvé la ville et son agitation hier soir après deux belles journées de pirogue (et de beaux coups de soleil) sur le Maroni. Nous voilà à St Laurent du Maroni et comptons rejoindre Cayenne très prochainement (si nos pouces séduisent les automobilistes locaux…).
Itaparica
•octobre 2, 2007 • 3 commentairesVoilà deux semaines que nous goûtons à la douceur de la vie bahianaise sur l’île d’Itaparica. Il y fait bon vivre. La vie y est sereine, les gens heureux et toujours d’humeur à blaguer.
Nous partageons le quotidien d’une famille à laquelle Lise et Januy (amis de Nantes) prêtent leur toit en leur absence. On en profite largement …et n’arrivons plus à quitter ce petit paradis !
Les projets s’entremêlent. Nous en changeons tous les deux jours et passons des semaines entières à attendre les réponses qui tardent à venir. Le projet de Casa do Caminho, à Xerem, n’est plus vraiment d’actualité. Les volontaires doivent s’y engager pour un minimum de six mois. Nous n’avons pas voulu nous engager pour une période aussi longue.
Nous sommes allés rencontrer un couple franco-brésilien dans le village voisin dimanche midi. Ils vont se lancer dans la construction d’un catamaran de 16 mètres !
Nous avons été invité au pique-nique sur leur bout de colline qui surplombe la plage, un vrai bonheur ! Ils terminent la construction d’une maison en bois sur pilotis dominant toute la baie et d’où la vue est superbe (à en faire baver plus d’un).
On rencontre beaucoup de personnes qui voyagent en bateau également. Il faut dire que la marina de Salvador se vide doucement pour accueillir prochainement les concurrents des nombreuses régates qui ont choisi ce port comme lieu d’arrivée. Les voiliers viennent donc se réfugier au mouillage d’Itaparica. Nous croisons et recroisons donc ces voyageurs et avons même fait connaissance de Mireille, une ancienne étudiante du maître Bernard PUILL (son « préféré ») !
Après ces excellents moments passés sur l’île, nous sommes sur le point de nous diriger vers d’autres cieux. Le vent nous dira quel est le chemin à prendre…
Rien ne presse et rien n’est jamais sûr et les idées changent au fil des heures alors, qui sait de quoi rêverons-nous demain ?
